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À l’ombre du volcan

Je loge dans une petite cabine avec vue sur la mer. Du hublot, je vois défiler les pièces de plus en plus éparpillées du puzzle finnois qui donnent l’impression d’un pays qui se désagrège, partant en mille fragments rongés par les eaux. A l’horizon, les traces de fumée noire du volcan islandais s’agglutinent et se dissipent lentement. Mais ces navires qui naviguent de nuit ne sont pas conçus pour qu’on regarde le paysage, c’est même le contraire. Tout se passe à l’intérieur, dans le ventre du monstre qui dévoile l’une après l’autre ses mille et une facettes.