Frédéric Sabouraud                                                                                                             Encres, huiles
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            contact : fredsab55@gmail.com




Sans titre, huile sur toile 54x73cm (2025)


Failles
, encre et pastel sur papier 78x78cm (2025) Vendu





La prière
, encre sur papier 30x40cm (2025)






             

Une nuit de guerre, encre sur papier 40x60cm (2025)








Colline Zen
, encre sur papier 65x97cm (2024)



   

  Après le feu,  encre sur papier  65x97cm (2025)






        Pays basque
,  encre sur papier 59x80cm (2025)



             
Japonaiserie,
encre sur papier 59x80cm (2025)



Paysage avec montagne
, encre sur papier  59x80cm (2025)






Particules fines, encre sur papier 40x60cm (2025)

 L’arche, encre sur papier 40x60cm (2025)

Ô rage, ô désespoir
, encre sur papier 40x60cm (2025)



Spectres
, encre sur papier 40x60cm (2025)


Impressions
, huile sur toile, 70x70cm (2023) vendu




 À feu et à sang, huile sur toile, 80x80cm (2023)



Bleu
, huile sur toile 40x40cm, 2023







Fauve, huile sur toile 40x40cm, 2023






Crépuscule
, encre et huile sur papier 65x97cm (2024) vendu




Rose 1, pastel sur papier (2014) vendu








Recto verso
, encre sur papier (2013) vendu







Il Camino

La peinture me faisait peur, la peinture m’attirait. Le mot « artiste », impossible. La boite de peinture, les brosses, le chevalet, tout l’attirail, non. Pas pour moi. Toute l’histoire de l’art déferlait d’une gigantesque benne et m’engloutissait (sans parler du ridicule). Mais le geste, le contact, le touché dans ce qu’ils ont de primaire, d’enfantin, heures passées à rêvasser assis en tailleur en scrutant les ombres au plafond, oui, je suis là. Les devinettes avec les formes et les couleurs qui s’articulent parfois à mon insu, génèrent des formes que je crois reconnaître, dont je suis le premier spectateur, suscitent des émotions, engendrant un possible écho de ma perception du monde, de la réalité, ça me parle.  Alors j’ai commencé à dessiner et « peindre » avec les doigts, plutôt ceux de la main gauche du gaucher contrarié, heureux de découvrir qu’une passe de tauromachie effectuée de cette même main se nomme « la Naturelle ».
J’appelle ça « patouiller », assis ou à genoux par terre, avec mes pastels secs que je mouille un peu, le papier que je frotte au risque de le percer, les doigts qui s’imprègnent de pigments, les teintes qui bavent, la fibre qui absorbe l’humidité, les ongles qui grattent. Vint ensuite l’encre, tâches, jets, absorption, puis, timidement, avec crainte, l’huile. D’abord sur papier, puis sur toile. Matière, mélange, relief, frictions. Ensuite, des allers-retours entre les uns et les autres avec pour credo de ne pas savoir, au début de chaque œuvre, vers où elle va mener. La laisser émerger, m’orienter, reposer, exister. Et considérer à un moment qu’un équilibre, même précaire, s’est trouvé. Il faut arrêter.
Après plus de vingt ans de pratique picturale (huile, pastel, encre), menée longtemps de front avec d’autres activités plus anciennes que j’ai peu à peu délaissées (cinéma, photo, critique, essais, enseignement pratique et théorique du cinéma) et une autre qui perdure mais en net retrait (l’écriture), je vois un chemin qui serpente et, pendant quelque période, me mène vers quelque part que j’ignore, que je n’atteindrai jamais, qui n’existe pas. Peu importe, ce qui me porte, c’est le cheminement, le sentiment de franchir une marche, non pas au sens pesamment symbolique de l’élévation mais plutôt d’une pierre qui suit une autre pierre, celle où votre pied s’est posé, pour traverser joyeusement le torrent en essayant de ne pas mouiller ses chaussures. Travailler la matière, chercher à faire dissoner les couleurs, s’intéresser aux transitions, aux frottements, parcourir les zones entre forme et informe, laisser surgir le geste, jouer, parfois trouver, voilà par où la peinture me mène.
Pour en arriver là, il a fallu me dé-faire : de la technique, de l’instantanéité de la représentation (photo, cinéma), de l’instantanéité de la diffusion, accentuées par le développement du numérique. De l’indépassable et insatiable inventivité du monde. Me défaire des dépendances aux groupes, aux financements, aux machines. Me défaire des récits trop construits, des structures, des pensées trop sûres d’elles, et même si parfois ils chantaient, me défaire des mots. Me défaire des motifs, de l’apparente ressemblance, me laisser porter vers l’inconnu.
En revenir au geste archaïque, chercher à limiter à presque rien ce qui sépare ce geste de son effet. Ignorer et même combattre le retour insidieux de la technique, du « savoir-faire », de la maîtrise. Juste une matière, une couleur, un support, avec comme trait d’union un couteau, un doigt, un pinceau le temps d’une respiration, une élaboration hasardeuse.
Voir surgir une forme qui doit rester en partie informe, qui ne m’appartient déjà plus mais qui me dit, qui m’en chante, pour laisser à celle ou celui qui regarde, quand ça se peut, quand ça se vibre, quand ça se vrille, quand ça l’appelle, quand ça l’aspire, un espace et un temps pour cheminer.
Et ainsi, se rencontrer

Frédéric Sabouraud


C.V.


   Frédéric Sabouraud
   2 Chemin du Cabana
    64190 Méritein
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    Instagram : fredericsabouraud
   Facebook : fredericsabouraud

                                                                                                                               
Expositions, Salons

- Galerie des Corsaires, Bayonne, du 10 au 22 novembre 2025 (encres, pentures)
- Galerie L’Oustaü dou Saleys, Salies-de-Béarn, du 22 septembre au 5 octobre 2025 (encres, peintures)
- Galerie Pili Taffernaberry, Bidart, du 12 au 24 août 2025 (encres, peintures)
- Salon Art en Vrac, Salies de Béarn, du 18 au 21 avril 2025 (encres, peintures)
- Exposition à la Galerie Oustàu dou Saleys, Salies de Béarn, 2024 (peintures, encres, pastels, photos, objets trouvés, livres)
- Salon Art en Vrac, Salies de Béarn, 2024 (peintures, encres, pastels)
-       Salon Art en Vrac, Salies de Béarn, 2023 (peintures, encres, pastels)
- Exposition Œuvres au noir, Galerie Lligat, Perpignan, 2022 (encres, photos)
- Exposition Le temps qui passe, Librairie L’Escampette, Pau, 2022 (photos)
- Exposition Semaisons Galerie Lligat, Perpignan, 2022 (peintures)
- Salon d’Automne, Paris, 2022 (photos)
- Salon d’Automne, Paris, 2018 (photos)
- Exposition The Source of Life, La Maison du Saké, Paris, 2017 (peintures, photos) avec Aria sheep
- Exposition Night Sky, Galerie Nadar, Tokyo, 2015 (photo)


Textes, poèmes

-       Incertains passages (2023)
-       Pyrénées (2022)
-       H.P. (2021)


Films

-       Adieu, 58’, autoproduction. Ce film propose un récit poétique du Japon après Fukushima (2014)
-       Non multa sed multum, essai cinématographique consacré à l’étude des Bagatelles op.9 pour quatuor à cordesd’Anton Webern, E.N.S. Louis Lumière/université Paris 8/Pôle musical supérieur 93 dans le cadre du LABEX Arts H2H, 52’ (2013)
-       Alphabet street, documentaire filmant les participants d’un cours d’alphabétisation dans le 18e arrondissement de Paris, auto-production, 26’ (2009)
-       Funi Love story, dialogue amoureux imaginaire entre une conductrice de funiculaire et son amant à Lisbonne, auto-produit, 2’50. Sélectionné dans la compétition de courts métrages du festival de Pantin, Côté court (2009)
-       Sans faire d’histoire, moyen métrage de fiction, Paris/Le Havre, avec Hugues Quester et Lotte Stoops, production GREC, 56’. Ce film a été présenté à la Cinémathèque de Montréal & à la Cinémathèque française ainsi qu’à l’Espace 1793 à St-Ouen (2006)
-       Figure-toi, film-atelier, Yumi productions, 1h08’. Ce film a été tourné à partir d’un travail autour de l’autoportrait réalisé avec des élèves en situation scolaire difficile dans un lycée professionnel parisien (2004)
-       Je, tu, île, journal filmé, Playfilm productions, 44’. Ce film a été présenté au Ciné-Citoyen, Paris, aux rencontres Périphérie de Saint-Denis, au festival Infinity à Alba, Italie et à Documentaires sur grand écran Paris, 2002, diffusé sur Citizen télévision (2001)
-       Bête noire, court métrage de fiction, Frouma films international, 20'. Ce film a  été sélectionné au festival Entrevues de Belfort, au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, aux Rencontres cinématographiques de Quimper, sélectionné au Festival du jeune cinéma de Turin, diffusé par Canal Plus. Le film relate une histoire d’amour entre un jeune garçon et une amie d’enfance, en même temps qu’il se veut le récit d’un éveil à la sexualité (1992)
-       Retour(s) d'alcool, documentaire, production Films d’Ici, 52'. Le film a été diffusé sur FR3, et Planète. Ce film retrace le parcours d’anciens alcooliques qui tentent d’échapper à leurs démons en recourant à différents types de soutiens (1990)
-       La Mort du boulanger, documentaire, Frouma films international, 20'. Ce film a été présenté au Festival Cinéma du réel et diffusé sur La Sept et Canal Plus. Ce court métrage tente de faire le portrait d’une île en Bretagne à la suite d’un drame ressenti de manière collective : le suicide du jeune boulanger le jour de Noël (1988)

Certains de ces films sont accessibles sur Viméo :
https://vimeo.com/sabouraud

Pensionnaire de la Villa Médicis, Rome, 1989-1990


Ouvrages sur le cinéma

-       L’homme d’Aran de Robert Flaherty, Mythe, île et cinéma, éditions Yellow Now (2012)
-       Abbas Kiarostami, le cinéma revisité, éditions Presses Universitaires de Rennes (2010)
-       Le scénario, le cinéma a tant besoin d’hisstoires, éditions Cahiers du Cinéma (2006)
-       Depardon cinéma, éditions Cahiers du Cinéma (1993)

Nombreux essais et articles consacrés au cinéma dans les revues Cahiers du Cinéma, Trafic et dans des ouvrages collectifs.